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Conseils pour une longue randonnée

 

Par Gabrielle Gagné


J’arrive d’une longue randonnée de 10 jours sur le sentier Notre-Dame-de-Kapatakan et j’avais envie de faire un article pour vous aider à vous lancer sur le défi d’une plus grande expédition. Voici une liste non exhaustive des choses à penser avant de partir ainsi que pendant la marche. N’hésitez pas à laisser en commentaire vos propres trucs!

 


Choisir sa longue expédition


Plusieurs questions se posent avant de faire un choix. 


Quelle est votre expérience en termes de longues randonnées? Personnellement, j’ai commencé par des expériences de 3 à 4 jours avant de réaliser une longue expédition sur 10 jours. J’ai eu le temps de faire des erreurs et d’apprendre pleins de choses avant de me lancer. Sur celle de 10 jours, je savais également un peu plus à quoi m’attendre au niveau physique. La fatigue et les ampoules étaient moins une surprise et j’ai su mieux faire face mentalement à la difficulté. 


Quelle est votre forme physique? Question à se poser avant de choisir le niveau du défi mais également afin de planifier le nombre de jours qu’il nous faudra pour parcourir le nombre de kilomètres requis. Selon le matériel que vous allez devoir transporter, votre vitesse pourra en être affectée. Est-ce que j’ai des blessures ? Le dénivelé est-il important? Est-ce que le parcours est en trail ou en ville? Marcher sur l’asphalte est plus difficile sur les articulations, c’est donc quelque chose à considérer. 


Quelles sont vos envies? Une randonnée en totale autonomie sera plus difficile qu’une randonnée où vous avez accès à certains gîtes ou auberges. Par exemple, sur le longue traversée de Charlevoix, comme c’est totalement en nature, il faut traîner tous ses repas et s’assurer d’avoir le bon matériel pour purifier l’eau. Sur le sentier Notre-Dame-De-Kapatakan que je viens de faire, nous passions beaucoup au travers des villes du Saguenay et du Lac-Saint-Jean, donc nous avions quelques repas lyophilisés par prévention, mais nous étions souvent en mesure de passer par des épiceries pour nous ravitailler. C’était donc moins de nourriture à transporter. Nous avons appris aussi qu’il existait un service de transport de bagage sur ce sentier ; certaines personnes choisissent donc de ne traîner qu’eau, collation et appareil photo, permettant ainsi de se concentrer sur la marche seulement et non à gérer tout le reste. 


Il faut également décider si vous voulez dormir en tente, ce qui fait plus de choses à traîner, donc un sac plus lourd, ou si vous voulez vous concentrer sur la marche et dormir en auberge. Un mixte des deux est parfois possible. L’important, c’est d’y aller selon ce que vous sentez que vous avez besoin pour cette expérience.


Quelle est la meilleure période pour le faire? Et autres questions


Est-ce le temps des canicules? Voulez-vous le faire à l’automne par temps plus frais? Selon la température, ai-je beaucoup plus de matériel à transporter? Y aura-t-il beaucoup de moustiques? Est-ce que j’aime mieux y aller en haute saison, rencontrer plus de gens, ou en basse saison pour combler un besoin de solitude? Est-ce que les ravitaillements sont encore ouverts selon la période de l’année? Y aura-t-il une forte présence de la faune? Ai-je besoin d’un permis pour faire ce sentier? Etc. 


Choisir son partenaire


On ne se le cachera pas, une longue expédition crée de la fatigue, ce qui peut faire en sorte qu’on devient plus rapidement à fleur de peau. On peut choisir de le faire en solo ou sinon de cibler quelqu’un avec qui on sait déjà que tout va bien se dérouler. Ce peut être quelqu’un avec qui vous avez déjà fait des expériences qui repoussent vos limites, donc vous connaissez bien son tempérament lors de situations similaires, ou sinon une personne qui vous semble appropriée au feeling. Dans tous les cas, prenez le temps d’établir vos limites avant de partir, de communiquer durant le parcours, de s’excuser en cas de besoin, mais surtout de bâtir de merveilleux souvenirs ensemble. Dans mon expédition, nous avions toutes les trois amené un livre. Oui, c’est du poids de plus, mais les moments que nous prenions à être dans notre bulle amenait un bel équilibre dans nos journées. Même sur les journées les plus difficiles, nous ne nous sommes pas chicanées.


Planifier les arrêts et gérer les ravitos


Tout d’abord, avant le départ, il faut planifier un transport si jamais le point d'arrivée n’est pas le même que le point de départ. Ensuite, si vous passez en ville, il s’agit de valider si les endroits pour vous ravitailler en eau et en nourriture seront ouverts selon la période de l’année et votre heure d’arrivée. Si vous êtes en totale autonomie, il faut planifier la quantité d’eau à purifier avant le prochain point d’eau. 


Un autre aspect à considérer est l’heure du départ. Personnellement, j’aime mieux débuter tôt afin d’être moins stressé dans temps si jamais on rencontre des pépins. Cela permet également de profiter d’arrêts imprévus comme une baignade dans un lac, un arrêt resto plus long, etc. C’est aussi des heures de la journée où il fait parfois un peu moins chaud, donc à considérer également. 


Gérer ce qu’il y a dans le sac à dos


Ici, je n’ai pas envie de vous faire une liste sur quoi apporter ni sur comment bien choisir son sac à dos, mais d’y aller de conseils généraux. Voici ce que moi j’ai appris au cours du séjour:


  • Matériel léger oui, mais compact aussi. J’avais un sac de couchage et un matelas qualifiés d'ultra légers, mais durant notre sentier, j’ai fini par trouver qu’ils prenaient beaucoup trop de place. Éventuellement, j’aimerais m’équiper avec du matériel plus compact.
  • Matériel à multi-usages. Un ustensile qui est à la fois couteau, fourchette et cuillère? Oui! Des bobettes et top de sport qui servent aussi de maillot de bain? Go! Toutes les occasions de voyager léger sont bonnes.
  • Tester son matériel avant. Que ce soit pour s’assurer que nos souliers conviennent à nos besoins, ou pour vérifier qu’il n’y a pas de trous dans la tente, une opération testage pourra vous éviter des problèmes plus difficiles à gérer lors de l’expédition.
  • La notion d’hygiène devient très relative en longue randonnée. Selon le type choisi (camping versus hébergement), vous n’aurez peut-être pas la possibilité de vous laver souvent. Oubliez les crèmes, le revitalisant, les choses compliquées: après tout, il faut diminuer le poids du sac. Optez peut-être plus pour un minuscule savon, des baignades dans des points d’eau ou pour des lingettes nettoyantes qui feront la job en masse.
  • Le plus lourd au fond, près des hanches, le plus léger en haut, près du haut du dos. Cela influencera grandement le confort et sauvera vos épaules. Par contre, une des choses que je garde en tête pour un éventuel sac, ce sera un sac avec des zippers qui rendent le fond accessible. Le mien n’a qu’une ouverture sur le dessus, donc quand nous avions besoin de choses plus lourdes, il fallait tout sortir pour y avoir accès. Je sais que maintenant, certains sacs ont des poches accessibles à la hauteur du bassin, ce qui facilite un peu les choses. Un bon sac ainsi qu’une bonne organisation de celui-ci évite de devoir tout sortir et rempaqueter à chaque arrêt repas fait durant la journée. On évite également beaucoup de pertes de temps sur des journées qui sont parfois plus chargées en termes de kilométrage. 
  • Garder un kit au sec. Nos sacs étanches ont été très utiles durant notre périple. Une journée, il mouillait tellement que matelas et sac de couchage ont même été atteints. Un sac étanche permet de protéger le matériel électronique ainsi que d’avoir un kit sec à enfiler en attendant que le linge mouillé sèche. 

Gérer les bobos


S’avoir s’arrêter. Quand on sent qu’on se blesse ou qu’on a besoin d’une pause, rien n’empêche de prendre une journée off, d’arrêter le sentier, de diminuer le nombre de kilomètres par jour, etc. Il est important de se renseigner avant pour savoir ce qui est accessible si jamais vous vous arrêtez. Y a-t-il un transport adapté en cas de besoin? Pouvez-vous sortir du trajet et reprendre l’autobus et le taxi vers votre point de départ/arrivée? Il est également important de traîner une trousse de secours de basse et de ne pas hésiter à l’utiliser. Avec nos ampoules, le tape et les plasters étaient nos meilleurs amis!


Planifier, planifier, planifier


Je dis ça, mais honnêtement, je suis la pire à ce niveau. J’essaye de planifier un minimum et je laisse toujours un plan du parcours aux gens de mon entourage afin qu’ils sachent où je suis selon quelle journée, si jamais il arrivait quelque chose. Sinon, je suis beaucoup plus du type “go with the flow”, je trouve que ça finit toujours par m’apporter de délicieuses anecdotes. Mais bon, évidemment, certaines choses doivent être prévues d’avance. 


Et un dernier conseil: savourez chaque moment. C’est une expérience tellement enrichissante, qui passe tellement vite même si certaines portions, de par leur difficulté, semblent interminables. Les souvenirs et l’expérience que vous en retirerez n’ont pas de prix!

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